21 June 2018

Au cours des dernières décennies, notre société a subi des changements très rapides quant aux valeurs, les habitudes et plus généralement dans le mode de vie. La famille s’est transformée par des changements qui ont également affecté la manière de se rapporter au sein du couple et entre parents et enfants.
Autrefois les tâches fondamentales des parents envers leurs enfants étaient essentiellement matérielles et consistaient à assurer la subsistance, une maison convenable et donner la possibilité de leur faire poursuivre des études. D’un point de vue éducatif, les parents fournissaient des modèles comportementaux et des règles à respecter, il s’agissait de la famille normative.
Maintenant, quand un enfant naît, l’engagement et le désir primordial des mamans et papas est de le rendre le plus heureux possible : cette manière de sentir a conduit à la naissance de la famille affective.

 

 

Dès que possible, apprenons-lui à s’excuser et donnons-leur le temps de le faire.

 

Dans ce contexte, la relation qui s’établit entre les parents et les enfants dans les premières années de la vie, présente une grande implication émotionnelle et affective dans laquelle la tendresse, les câlins et la complaisance de tous les besoins et demandes des enfants sont les maîtres.

 

Dans le processus de croissance, lorsque ces enfants deviennent trop exigeants et mettent durement à l’épreuve la patience des adultes avec caprices et fortes attitudes d’opposition, des conflits surgissent devant lesquels les parents perdent souvent leur calme.

Chez un enfant qui, jusqu’à quelques mois auparavant, avait été loué et choyé, la colère et la déception des parents peuvent être vécues comme un message qui sape le lien affectif. Les enfants peuvent percevoir, à un niveau subconscient, qu’ils ne méritent plus l’amour de maman et papa et peuvent avoir peur de le perdre pour toujours.

La peur de perdre l’amour des parents peut les conduire à adopter des comportements visant à attirer l’attention sur eux-mêmes dans tous les sens du terme. En réalité, les enfants essaient de comprendre s’ils sont redevenus aussi importants qu’avant pour leurs parents.

Après chaque dispute, il est important de faire la paix.

Pour les enfants, la situation d’incertitude dans laquelle ils vivent dans ces situations peut être déstabilisante et donner lieu à des insécurités et à des inquiétudes chez les plus petits, ainsi qu’à de la frustration et de la colère chez les enfants plus âgés. Il est très important que cette situation soit de courte durée et que nous essayions d’expliquer de manière compréhensible, en tenant compte de l’âge, la raison pour laquelle nous sommes en colère, déclarant que ce que le parent n’approuve pas est l’attitude, le geste ou l’action accomplie par l’enfant, mais que l’amour et l’appréciation restent inchangés.

 

« Écoute, maman t’aime toujours autant mais …ce que tu as fait ou dit est mauvais. » Le ton peut être ferme mais il n’y a pas besoin de crier. L’important est de ne pas identifier la personne avec l’action qui l’on n’approuve pas.
Dire « C’est un caprice ! » est très différent de dire « Tu es un enfant capricieux ! ».
Dès que possible, apprenons-leur à s’excuser et donnons-leur le temps de le faire. Si l’enfant le fait, n’amoindrissons pas son geste avec des phrases comme « à quoi bon s’excuser si tu le fera encore ? ». Il n’est pas nécessaire de parler du passé, si nous avons fait la paix, nous partons de là, la relation est rétablie. Et n’oublions pas d’accompagner la réconciliation avec un baiser ou une étreinte.
Si les parents ont tort en raison d’un oubli, un ton inapproprié en demandant quelque chose, il n’y a rien de mal à s’excuser auprès d’un enfant.
Ils apprendront que tout le monde peut faire des erreurs, qu’il est important d’admettre l’erreur et qu’il est possible de le réparer avec un geste qui reconnaît à l’autre un droit et un respect formel mais surtout émotionnel.
Vous verrez que l’amour et la confiance mutuelle en ressortiront plus forts.